Le chef de projet consciencieux commence par établir son planning de travail. Il détermine tous les livrables qui font partie de l’engagement contractuel; puis, il liste les tâches, établit les liens entre les tâches, estime la charge de travail de chacune d’elle, puis affecte des ressources.

Commencent alors les opérations de production et la mesure du reste à faire pour savoir si 1). les délais seront tenus, 2). l’enveloppe financière sera respectée.

Le calcul du reste à faire va permettre de constater si les coûts correspondent à l’estimation initiale et si la marge sera au rendez-vous.

La vraisemblance du Reste à faire, peut s’apprécier 1). en divisant le nombre de jours restant à consommer par la moyenne des ETP « chargeant » sur le projet (ou une partie du projet), 2). en vérifiant le rapport existant entre les charges des différentes étapes du projet (analyse, développement, intégration, …)

Le reste à faire est indépendant de l’outil de planification. Il est lié à
1). l’appréciation de chacun des membres du projet de la charge de travail nécessaire pour mener à bien son activité et

2). la mise en perspective de chacune des activités les unes par rapport aux autres pour vérifier les liens de dépendance (ou pré-requis) et

3). l’alignement des hypothèses retenues par toutes les parties impliquées

Le Reste à Faire n’est pas un travail solitaire


L’exercice nécessite que les différents managers intervenant sur le projet mettent leurs connaissance en commun pour vérifier que chacun possède la bonne compréhension de ce qu’il y a à faire pour en mesurer la charge.

Le reste à faire est indépendant de la taille du projet
Il faut procéder à cet exercice quel que soit la taille du projet.
Et refuser l’expression « c’est dans l’épaisseur du trait »

L’exercice du Reste à Faire a un rôle très important sur l’avenir du projet
L’analyse de la dérive permet de comprendre si
1- les ressources affectées présentaient le bon profil pour effectuer la tâche
2- les charges ont été sous-estimées
3- toutes les tâches ont été listées exhaustivement

Reconnaitre la dérive est essentiel pour la vie du projet. Car c’est le moment ou le patron du projet et sa Gouvernance vont prendre les décisions pour la suite du projet….
Les décisions sont de différentes natures: communication, finances, techniques

Il faut conserver en mémoire, un autre effet beaucoup plus sévére qui est l’effet « domino ».
Parce que l’un des sous-projets est en retard alors tel ou tel point de synchronisation ne sera pas tenu; et c’est tout un pan du projet qui est en retard….
Le Reste à Faire est un exercice essentiel à la vie du projet

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